La Jolla Cove
Publié le 6 Août 2013
Voilà que je constate le passage sous silence de la balade du dimanche. Vous savez, la destination qu'on choisit quand on manque d'idée, généralement caractérisée par sa proximité, par son effet toujours garanti (un bon bol d'air)... bref, la valeur sûre.
Chez nous, c'est sûr, tout commence par la plage de La Jolla Shore, que je vous ai déjà présentée. Havre des amateurs de BBQ, de surf, de bronzette. Arrivée la belle saison, La Jolla Shore c'est surtout un bain de foule, il faut parfois trouver un plan B. Rien de plus facile que de longer à pied la côte, direction sud, pour atteindre La Jolla Cove, plage qui longe le coeur de la ville : La Jolla Village.
La connexion La Jolla Shore-La Jolla Cove est aussi, via l'eau, une balade de prédilection pour les kayakistes, nombreux. Nous avons d'ailleurs tenté l'expérience il y a quelques mois. Verdict ? Surf, kayak, tuba-palmes sont autant de possibilités pour fréquenter de très près la faune locale, à commencer par les lions de mer (et les requins léopards, mais je ne peux pas parler de ce que je n'ai pas encore vu, bien que ces eaux en regorgent!) (requin léopard = mangeur de plancton = pas peur).
La Jolla est une bourgade huppée, le quartier chic au nord de San Diego. La description en est assez simple : des maisons qui laissent rêveurs, des appartements avec vue incroyable sur l'océan, des boutiques luxueuses, foule de petits restos. Le dimanche, le quartier prend un petit air de station balnéaire, avec des vendeurs ambulants, des odeurs de popcorn, et une foule dense rassemblée sur la petite hanse de plage. Je vous parlais de faune, il est aisé de rencontrer d'autres amis sur la terre ferme : les écureuils. Dodus et absolument pas farouches.
Un peu plus loin, la promenade amène au point culminant de la visite : la plage des lions de mer ! ces habitants reconnus de la Jolla disposent de leur plage privée protégée. On se croit fort avant de les voir, et puis une fois qu'on se trouve sur le belvédère qui permet de les observer, nous voilà le cœur remplit d'amour et d'une envie irrésistible de les adopter tous.
Certains se prélassent au soleil, baillent aux corneilles avec leur haleine de sardine (odeur remarquable par une chaude journée d'été), d'autres s'amusent, s’interpellent bruyamment, vont et viennent de leur plage à un rocher isolé. Des bébés sont également de la fête (ligne à lire en fredonnant le générique de Bibifoc).
C'est inévitable, un passage par là, et on se retrouve à prendre des photos de lions de mer que l'on a déjà en 15 exemplaires, et un sourire d'émerveillement est difficile à retenir (oui, j'avoue, je ne me fais pas encore à ce spectacle, je reste à chaque fois médusée : ils sont en liberté bon sang !).
Voilà comment un dimanche après-midi passe tout seul par chez nous.
Cet ordinaire extraordinaire : je l'aime !





